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  • : Marie Hélène et Damien, Leandro (14 ans) Hersilia (7 ans) Simon (5 ans) vous racontent leur voyage sur les routes du monde
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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 02:06

 

         invit Cyclope

 

     

 

 

 

 

A Istanbul, en un hier encore présent, sept bougies avaient été soufflées par la princesse du Cyclope.
Aujourd’hui, elles étaient huit à briller sur le nappage sucré.
Nous bondissons sur les rives du temps, en avant en arrière, et, entre deux, savourons les apesanteurs de l’ici et du maintenant.
Le Cyclope continue le voyage. D’une autre manière.
Mais ceci est une autre histoire…

 

 

 

 

  

Nos plus chaleureux remerciements à vous qui nous avez accompagnés et rendez-vous le 15 septembre.

 

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 03:24
Album - 0-30-France-du-Sud-au-Nord
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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 03:24

 

 

   1j Le Cyclope à la maison

 

 

 

Et les retrouvailles furent joyeuses...

 

 

 

Traversant la France du Sud vers le Nord, le Cyclope avance, résistant à vos appels, ô chères sirènes...Mais ce n'est que pour mieux vous retrouver!

 

 

Encouragé par des saluts, des rires, des accolades, des espiègleries, des confitures, des odeurs et des saveurs de l'enfance, il avance encore.

 

 

Le bruit rond du moteur vidange les esprits de pensées nostalgiques.

 

 

Souris goulues, nous grignotons la route, ne laissant sur le bas-côté qu'un parfum insolite.

 

 

Aux approches de l'Atlantique, nous ralentissons, savourant la musique de notre chansonnette qui égrène les noms de toutes ces mers croisées.

 

 

A Rochefort, nous écoutons des rêves de voyage tournoyer dans le ciel et sans arrogance, nous entrons dans la danse, pour témoigner que rien n'est impossible.

 

 

Furtivement, le sfumato mécanique du Clos Lucé voile les contours de notre point de mire.

 

 

 

Puis, le 26 juillet à 19h, humbles enfants d'Ulysse, nous rentrons : heureux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Album photo n°0-30

 

PS : Après atterrissage, le Cyclope reviendra vers vous.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 18:20
Album - 0-29-Grece-Italie
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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 18:20

 

 1q Savona

 

 

 

 

 

Passage du détroit des Dardanelles : l'Asie, c'est fini!

Et l'école aussi. Passage assuré en classe supérieure pour les trois enfants : Léandro en 2de, Hersilia en CE2 et Simon en CP.

 

 

30 000 km parcourus. Pas un accroc. Aucune panne majeure. Juste deux crevaisons. Notre Mercedes est aussi solide que l'unique paire de chaussure que nous avons porté pendant toute une année, de marque allemande aussi...

 

 

Pour les membres de l'équipage: pas un seul petit bobo.

 

 

5 Juillet: nous quittons la Turquie. Sur notre route, tant à l'aller qu'au retour, ce pays aura été une étape formidable, un sas de décompression. L'élixir de l'Orient y aura peu à peu dissout nos modes de pensées. Nos réflexes s'y seront peu à peu dénoués laissant place à d'autres choses que le temps nous permettra de nommer.

 

 

Nicolas Bouvier nous avait prévenu, partir promet une nouvelle naissance. Nos yeux tout neufs se sont décillés. Nous nous sommes familiarisés à une générosité sincère. Notre angélisme n'aura pas été mis à l'épreuve. Et nous rentrons avec la même envie de découvrir encore.

 

 

A Ipsala, nous passons sans plus de formalité la frontière grecque et longeons la côte égéenne d'Alexandropolis à Thessalonique: un plongeon dans le bleu. Puis, nous glissons dans les terres rejoindre la côte ionienne. Les montagnes vertigineuses qui séparent ces deux mers sont transpercées par une autoroute rutilante. Les oliviers frémissent, les cigales stridulent.

 

 

9 Juillet: Igoumenitsa. Nous embarquons à bord de l'Olympos pour Bari que nous rejoindrons en une nuit. Le Cyclope dort sur le pont du bateau, voguant sous les étoiles, tranchant la mer pétillante comme un bain de champagne.

 

 

10 Juillet: Bari. L'Italie subira le même sort que la Grèce, drastique. Ne pas succomber au désir fou de s'arrêter. Rentrer. Réussirons-nous à enfiler nos costumes d'hier, nos coutumes d'avant? Que les contorsions soient joyeuses!

 

Puglie. Traversée éclair.

 

Campania : nous retrouvons Léandro, Giovanni, Emile et éclaboussons ensemble le soleil jusqu'à ce qu'il parte se coucher. Arrivederci a tutti!

Nous saluons la noblesse des temples de Paestum. La tienne aussi, zio Mariano.

 

Lazio : une pause à Orte la mystérieuse.

 

Umbria. Surtout ne pas sortir de l'autoroute.

 

Toscana. Piero della Francesca et Pétrarque nous ordonnent une halte à Arezzo.

 

Liguria. Depuis les remparts de la forteresse de Savona, nous saluons cette Italie que nous aimons tant. Narquois, nous enfilons nos habits de pirates et fiers d'avoir brigandé ces 365 jours de liberté, nous lorgnons les 50000 passagers qui embarquent sur un énorme paquebot pour une croisière en Méditerranée. Nous savourons notre chance. Le Cyclope a fière allure.

 

 

En Italie, nous venons de passer un nouveau cap, abandonnant notre médiocre anglais, le tout jeune Cyclope s'égaie maintenant en paroles.

 

 

 

 

Lundi 16 juillet 23h10 : nous dépassons Ventimiglia pour entrer en France.

 

 

 

 

Et la surprise alors?

 

Nous avons décidé de prolonger l'aventure pour partager ces impressions vagabondes et

nous serons extrêmement heureux de vous retrouver au vernissage de notre exposition

 

 

                                             Le voyage du Cyclope 

                                              Hôtel Montulé Dreux 

                                          Samedi 15 septembre 2012   

 

LE VOYAGE DU CYCLOPE

 

 

 

 

 

Nous attendons vos emails pour l'envoi du carton

 

 

 

Nous ne sommes pas arrivés à la case départ, il nous reste encore une semaine pour traverser la France et, chemin faisant, embrasser les êtres chers. Voici venu le temps des retrouvailles!

 

 

 

 

Album photo n° 0-29

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 23:58

 

 

8f Pamukkale

 

 

Dans les carrières Hittites de Yesemek les veaux paissent les rares herbes vertes et les villageois attendent l'heure douce pour sortir. 

 

La frontière syrienne est à quelques kilomètres de là. 

 

Nous roulons vers la méditerranée.

 

 

Dans l'insolite camping de Konaçik tout nous retenait. Le sculpteur-propriétaire fait planer des Mercedes au-dessus des palmiers. Il construit une énorme cage de fer n'emprisonnant  que l'air du temps. Il élève lapins nains, poules, dindons, cailles...bananiers, hibiscus...Et l'eau fraîche de la montagne alimente sa petite piscine.

 

Cependant, quand on voyage, l'envie d'avancer et de découvrir relève de la griserie.

 

 

L'Oronte baigne toujours Antioche. Les vestiges de la cité séleucide ou romaine ont disparu, restent les sculptures, objets, mosaïques présentés dans un bien beau musée. La ville moderne, coquette, abrite des communautés musulmane, juive, chrétienne, orthodoxe et protestante.  Les témoignages des cultures hittite, perse, grecque, romaine, byzantine, arménienne, comme ceux des premiers chrétiens ou des Croisés se mélangent en un dense et fascinant tissu. La région fut un noeud stratégique. L'actuelle Antioche a gagné un pari.

 

 

Les murs d'hier comme ceux d'aujourd'hui nous instruisent et nous surprennent.

 

 

Puis nous suivons cette côte Est de la Méditerranée, si sauvage, où les monts Taurus plongent brutalement dans l'eau. Une halte dans une guinguette sous des platanes centenaires dont les troncs badigeonnés à la chaux évoquent des totems d'un autre âge. Un goûter au pied des colonnes hellénistiques du temple d'Apollon de Side.

 

 

Un déjeuner sur les gradins d'un amphithéâtre pisidien, où l'on se sent bien petit dans ce géant Lego minéral. C'est ici, à Termessos, que nous avons rencontré un archéologue turc, thésard à la Sorbonne, parlant admirablement français: il nous a raconté l'histoire de cette cité inexpugnable, haut lieu oraculaire. Sa spécialité: le complexe et ingénieux système hydraulique des lieux. Seule l'eau de pluie récoltée dans d'énormes citernes alimentait ce nid d'aigle.

 

 

Et la mer, toujours.

 

 

Plus au Sud, les serres où transpirent des fraises aussi grosses que des pêches et des bananes expatriées, tendent leur velum, grisant le paysage. Les murs de béton parasitant la vue, les établissements touristiques rivalisant de mauvais goût, nous quittons la côte à hauteur d'Antalya. Nous croisons à nouveau des caravanes, de plus en plus. Et nous filons vers le Nord.

 

 

Nous avions visité des musées ou des sites au clair de lune, sous un soleil de plomb, nu pied, voilés,nous avons jeté des pièces dans des fontaines, ou dans des écuelles pour honorer Bouddha, nous avons mangé, bu du thé, fait brûler de l'encens dans ces lieux, mais dans la blanche Pamukkale la visite se fait en maillot de bain. Ici, on entend gargouiller les entrailles de la terre. Les rayons du soleil s'accrochent aux feuillages pointus des yeuses, l'oracle n'est pas loin.

 

 

A Balya, nous dormons dans un paysage aussi beau que dans un film de Ceylan. 

 

 

 

Canakkale : là où certains ont accosté ces rives asiatiques dissimulés dans un cheval de bois, nous, c'est un bac qui nous ramène sur les terres de notre vieille Europe. Nous sommes le 3 juillet 2012 et nous venons de franchir le détroit de Dardanelles.

 

 

 

 

Mais ce n'est pas fini! 

 

De plus, nous vous réservons une petite surprise. A suivre...

 

 

 

Album photo n° 28

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 23:57
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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 11:12

 

 

 

 

 

2c Hasankeyf

 

 

 

La forteresse de Van a des allures de château de sable, elle domine un paysage de verts marécages qui se perdent dans les bleus du lac. Les abris provisoires des sinistrés du dernier tremblement de terre, petites boîtes blanches hérissées d'antennes paraboliques, dessinent des massifs réguliers aux quatre coins de la ville. Dans les rues, il y a encore beaucoup de gravas.

 

 

Nous campons quelques jours sur les bords du lac aux eaux si huileuses que la lumière s'y accroche comme sur du satin.  Pourtant, c'est ici qu'une très grosse vis choisit de se ficher crûment dans notre pneu arrière. Première crevaison après plus de 20 000km. Et le tout jeune garagiste prend le temps de rêver alors que sèche la rustine. 

 

 

Ile d'Akdamar:  saint Georges, le Sacrifice d'Abraham, Adam et Eve....nous retrouvons sur les murs de cette petite église arménienne du Xème siècle, une iconographie qui nous est familière, nous rappelant que nous rentrons. 

 

 

Pour rejoindre les bords du Tigre, nous descendons vers le sud. Ce fleuve, tout comme son voisin l'Euphrate, se gonfle de grosses poches bleues quand on les regarde sur une carte. Oui,  nous n'avons pas de GPS et nous scrutons les cartes avec passion: c'est en soi un voyage. Ce sont de nombreux barrages, constructions titanesques, qui créent ces boursouflures, engloutissant vallées, villages.

 

Hasankeyf est promis à un tel sort, il ne restera bientôt  plus rien de ces maisons accrochées à flanc de falaise et les eaux du Tigre s'infiltreront dans ces abris troglodytiques. Une ville moderne est en cours de construction, plus haut, composée de quelques petits immeubles collectifs autour d'une place sans âme. Seule la citadelle qui domine le fleuve devrait émerger des flots, comme une demi Tour Eiffel qui se retrouverait le nez au raz des eaux. Curieux destin. 

 

Les enfants avec lesquels nous avons passé de si bons moments se rappelleront-ils que le nom de leur village est un hommage à Hasan qui, prisonnier, s'était lancé à cheval du haut de ce promontoire pour retrouver sa liberté? Quelles légendes inventeront-ils pour étancher leur soif de vivre?

 

 

 

8 juin : nous emballons les cailloux peints et quittons l'ombre fraîche des pruniers. Sur les routes, nous dépassons des camps militaires gardés comme des forteresses, très nombreux dans cette région instable. Plus de 30 ans que cela dure. Depuis Dogubayazit nous sommes désormais habitués. 

 

Nous arrivons dans un village à la nuit tombée. Les gendarmes en voiture blindée nous accompagnent jusqu'à la place réservée aux voyageurs, juste en-dessous du commissariat. Et le soldat dans sa tourelle qui tourne à 360° braque son arme vers les étoiles et rit en nous saluant. 

 

Les enfants dorment. Nous échangeons quelques brèves avec les jeunes du village.  Ils ont quitté la touffeur d'Istanbul pour venir passer leurs vacances d'été à la montagne. Dans le lointain, un coup de feu, puis deux, peu après, des salves...Les jeunes détallent comme des lapins. Nous entendons distinctement l'agitation dans le commissariat, au-dessus de nos têtes. Les gendarmes tirent un coup à leur tour. Alors, la raison se tétanise, seul l'instinct commande. Prendre les enfants, les plaquer au sol, les protéger de son propre corps. Puis plus rien. Un silence à crever les tympans.

 

Un viel homme s'approche, ses gestes se veulent rassurants. Il finira par nous accueillir chez lui. Des matelas posés au sol et ce sont deux familles qui partageront cette nuit redevenue calme .  Notre première nuit sans étoile. Nous ne saurons jamais ce qui s'est passé dans ce petit village, cette nuit là. Mais nous nous souviendrons longtemps de la bonté de nos hôtes. 

 

Les émeutiers attendent le printemps pour reprendre l'offensive. Nous ne l'avons su qu'après. 

 

 

 

Le récit de notre voyage, promenade sur un tapis volant, s'enchaînait jusqu'alors tel un conte des mille et une nuits. Place désormais à l'épicé. 

 

 

 

10 juin: Urfa. Nous voici en terre pacifiée. Plus de danger de ce côté là. Urfa, ville sainte par excellence où se trouve le sanctuaire d'Abraham, prophète commun aux trois monothéismes. Belle ville en devenir: les maisons manquent de faire la cabriole sur les pentes des collines, les mosquées étirent leurs minarets dans un ciel d'azur, les palmiers piquent de leur troncs bâtonneux les gazons d'un vert anglais. Les ruelles du bazar distillent une lumière d'une beauté photogénique.

 

Nettoyage de fond en comble. Propulser du poison au fin fond du placard pour déloger ces infâmes bestioles.  Main malheureuse: l'aérosol explose au contact de la minuscule flamme du réfrigérateur pourtant bien éloignée. Petit souffle qui fait reculer. Flammes dans cette fin du fond. Main très légèrement brûlée de la ménagère consciencieuse. 

 

Cet épisode domestique n'aurait eu qu'un maigre intérêt si ça ne s'était pas passé là. Juste là et pas ailleurs. Nous sommes en effet au pied de cette falaise sur laquelle Abraham, condamné par Nemrod a être brûlé vif, s'approchant du brasier fatal fut propulsé dans les airs par une énorme explosion. Il retombera sain et sauf sur un tapis de roses, les braises se métamorphosant en carpes, le feu en eau. 

De notre interprétation biblique, il ne restera que la poussière bleue jaillie de l'extincteur d'incendie.

Une tendre pensée pour celui qui aurait tant ri.

 

 

 

13 juin: depuis la vallée de l'Euphrate, nous montons jusqu'au Mont Nemrut. A plus de 2 200 mètres d'altitude, dans une site sublime, un prince du royaume de Commagène fit construire ce sanctuaire. Une folie mégalomane qui fascine. Une pyramide de cailloux crée un calot doré rehaussant le sommet de la montagne. Les statues ont des visages aux traits grossiers,  abâtardis à force d'éclectisme. Quand la création relève essentiellement de la prouesse on est frappé, pas ému. Chacun ses goûts. Nous restons là longtemps. Si les oiseaux se taisaient on pourrait entendre le silence. 

 

Nous redescendons lentement du toit du monde. Courte halte pour boire l'eau fraîche d'une cascade. Redémarrons : plus rien, pédale toute molle... surchauffe des freins. Arrêt d'urgence. La pente redevenait bien raide quelques mètres plus loin...Pour retrouver le niveau zéro, frein moteur exclusivement. 

 

 

Les funambules que nous sommes ont choisi de courir, gambader ou flâner sur nos fils en découvrant le monde, de là-haut les perspectives s'élargissent de l'injuste au merveilleux.  Et ce n'est pas l'allure de la danse qui changera la section du fil. 

 

 

 

 

Gaziantep: les fameuses mosaïques de Zeugma, sauvées in extremis, et présentées dans un énorme et prétentieux musée. Chacun ses goûts.

 

Les baklavas à la pistache de Gaziantep! Démoniaquement savoureux. Nous nous promenons dans la ville où les restaurations de vieilles maisons, caravansérails et autres monuments historiques se multiplient. Plus nous avançons vers l'Ouest, plus les valeurs patrimoniales européennes deviennent manifestes. Les turcs portent des pantalons "normaux" bien moins exotiques que les pantalons bouffants kurdes. Les turcs se promènent tête nue, le voile parme kurde était pourtant fort seyant. Les turques privilégient jeans et tee-shirts moulants, talons hauts. De gigantesques centres commerciaux aux parfums dubaïtes brillent de milles feux...

 

 

 

Nous serions presque de retour au pays s'il n'y avait ces extraordinaires paysages anatoliens. Ici, de grands champs de blé où les moissons commencent déjà, soulevant une poussière dorée par le soleil finissant. Là, des troupeaux de moutons qui traversent d'immenses plaines. Plus loin, ciselant les collines, des champs d'oliviers, de pistachiers, de grenadiers, d'abricotiers aux fruits délicieusement juteux...Des vignes qui rampent sur une terre ocre, ou rouge, parfois blanche . Des lumières contrastées, de l'acide aveuglant au mielleux du couchant. 

Et puis ici, beaucoup d'enfants sont dehors. Parfois ils font mine de nous lancer des pierres, rarement ils quémandent quelques pièces. Et ils finissent toujours par sourire avec un air malicieux. 

 

 

 

Nous longeons la frontière syrienne. Prochaine étape : Antioche. Dans l'immédiat, une halte sur les rives de la méditerranée. Ohé, vous nous voyez, nous arrivons!

 

 

 

 

Album photo n°27

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 11:09
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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 23:44
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